ENR. La préfecture du Nord a donné, le 14 février 2025, son autorisation environnementale pour le lancement d'un parc éolien offshore au large de Dunkerque. Le projet suscite pourtant de nombreuses critiques en Belgique et en France.
Dans la continuité de la stratégie éolienne du gouvernement, présentée par Bruno Le Maire en mai 2024, la préfecture du Nord a autorisé le 14 février 2025 la création et l'exploitation d'un parc offshore au large de Dunkerque. D'après l'AFP, cette décision suit un double objectif : répondre "à l'urgence liée à la transition énergétique" d'une part, et "à l'augmentation de la demande d'électricité à venir" d'autre part.
La puissance installée maximale du parc sera de 600 mégawatts, pour une production estimée à 2,3 térawattheures par an, précisent nos confrères. Cela dépasserait ainsi les capacités des sites de Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, ou encore Fécamp.
Une opposition forte des associations et de la population
Ce projet soulève cependant des inquiétudes, que ce soit en France ou en Belgique, dont la frontière borde Dunkerque. Le port belge d'Ostende a ainsi saisi la justice pour empêcher l'installation du parc à l'emplacement prévu, affirme l'AFP.
En France, des organisations protectrices de l'environnement dénoncent également le choix du lieu, situé dans une zone Natura 2000. "Les promoteurs vont avoir l'autorisation de détruire 31 espèces protégées, au cœur d'un entonnoir migratoire où des millions d'oiseaux passent tous les ans, sans parler des grands cétacés qui peuvent être déboussolés par les éoliennes", a ainsi réagi Florent Caulier, président de Vent debout 59.
Enfin, le projet n'a visiblement pas su séduire la population. La concertation publique dédiée a en effet recueilli 94,4% d'avis défavorable, précise l'AFP. La commission d'enquête, de son côté, a cependant donné un avis positif.