Le secrétaire d'Etat au logement, Benoist Apparu, a présenté les modifications apportées au dispositif d'investissement locatif Scellier concernant les plafonds de loyers et la délivrance d'agréments en zone C. Des évolutions attendues pour pallier les principaux dysfonctionnements de ce dispositif, dévoilés en mai dernier.
Chose promise, chose due ! Le secrétaire d'Etat au logement Benoist Apparu a tenu son engagement pris en mai dernier de modifier le dispositif Scellier"avant la fin de l'été". C'est, en effet, ce mercredi 27 août, qu'il a présenté les évolutions concernant les plafonds de loyers et le zonage, principales sources de dysfonctionnement pour ce, jusqu'alors, pourvoyeur de bonnes nouvelles pour le secteur du bâtiment*.
Selon les zones, une diminution de 14 à 26%


Diminution prochaine de l'avantage fiscal
Rabotage des niches fiscales oblige, le secrétaire d'État a néanmoins confirmé que le dispositif Scellier verrait prochainement son avantage fiscal revu à la baisse, précisant que "les arbitrages sont encore en cours".
*Le succès du dispositif d'investissement locatif a permis, selon le ministère, de "construire 65.000 logements en 2009 et de sauvegarder ainsi près de 50.000 emplois." Et d'ajouter que, "au total, depuis leur création, les dispositifs d'investissement locatif [Borloo, Robien, Besson, Scellier... ndlr] ont permis la construction de 650.000 logements."
Mais, en mai dernier, est révélée "l'inadéquation grandissante" des plafonds de loyers maxima ou proposés, par rapport aux loyers du marché et au "pouvoir de loyer" des ménages, une situation dénoncée notamment par une étude d'Immogroup Consulting ; de même, le zonage des communes éligibles au dispositif est mis en cause - les zones A et B sont éligibles au dispositif mais pas la zone C - : des investisseurs ont, en effet, été incités à en bénéficier dans des endroits où le marché locatif est pourtant inexistant, alors même qu'ailleurs, il peut être bien réel, mais freiné par un classement en zone C.