JUSTICE. A l'issue d'une longue enquête, le parquet de Paris a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel d'anciens collaborateurs de l'agence fondée par l'architecte de renommée international.

[Mise à jour le 4 mars 2025, avec réactions de Jean Nouvel et des Ateliers Jean Nouvel]

 

Ces derniers jours ont été plutôt mouvementés pour les Ateliers Jean Nouvel (AJN), créés par le célèbre architecte. En effet, le 25 février 2025, le journal Libération a publié des révélations sur des détournements importants de fonds ayant plombé l'agence sur plusieurs années.

 

En parallèle, une enquête judiciaire de près de dix ans sur ce sujet est arrivée à son terme. A la suite de ses conclusions, le parquet a requis un procès contre quatre anciens collaborateurs du "starchitecte". Ils sont soupçonnés de "présumés détournements massifs de fonds, abus de biens sociaux et de confiance, faux et usage de faux", pour des faits commis entre 2007 et 2013, précisent nos confrères de l'AFP.

 

 

 

Jean Nouvel se dit victime de la situation

 

Parmi les anciens salariés rattrapés par l'enquête figure notamment Gérard Juteau, ancien directeur administratif et financier des AJN. Selon les informations recueillies par l'AFP, l'homme aurait détourné plusieurs millions d'euros grâce à des fausses factures, montages financiers frauduleux ou encore contrats d'assistance fictifs.

 

Jean Nouvel et sa société, de leur côté, se présentent comme victime de la situation. L'architecte a d'ailleurs été dédouané des accusations portées contre lui. "L'information judiciaire n'a pas permis de révéler des charges suffisantes à l'encontre de Jean Nouvel", indique ainsi l'AFP. Les Ateliers ont indiqué avoir porté plainte contre ses anciens dirigeants pour abus de biens sociaux.

 

"Les Ateliers sont gérés avec la plus grande rigueur

 

Le journal Libération ainsi que Télérama, qui s'est également emparé du sujet, ont souligné dans leurs articles les difficultés de gestion des Ateliers. Libération évoque notamment une "gestion pour le moins erratique" et des "frais divers" servant à "financer [le] train de vie" de l'architecte lui-même.

 

En réaction à ces éléments, Jean Nouvel et les Ateliers Jean Nouvel ont tenu à apporter certaines précisions dans une communiqué de presse. Ils affirment notamment que "les dépenses présentées comme somptuaires sont en réalité indispensables au développement commercial d'une agence d'architecture de ce niveau et nécessaires aux relations avec des clients internationaux de premier rang". De plus, ils soulignent que depuis les faits judiciarisés, "les Ateliers ont retrouvé une nouvelle dynamique et sont gérés avec la plus grande rigueur".

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